Archives pour la catégorie Environnement

Parc naturel marin en Martinique

Le 10ème parc naturel marin français a été créé en Martinique par le Ministère de l’environnement : le décret officiel est paru en mai 2017 au Journal Officiel. Depuis 2013 et avec la création de 5 parcs naturels sur les trois dernières années, l’espace maritime protégé français est ainsi passé de 4 à 32 % des surfaces totales. Le ministère en précise les objectifs : la connaissance, la protection et le développement durable d’activités.

Le parc naturel martiniquais abrite des écosystèmes essentiels au développement de nombreuses espèces de poissons côtiers et pélagiques, de mammifères marins et de tortues. : mangroves, herbiers et récifs coralliens. Il assure également la préservation des colonies d’oiseaux marins.

La création de ce parc naturel doit s’intégrer dans une économie maritime particulièrement intense : pêche, tourisme, activités de loisirs nautiques exercent en effet une pression importante sur les milieux maritimes fragiles. Sa gestion sera assurée par un conseil de 53 acteurs locaux.

 

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Photos de Madibenthos à Madiana

Les photos de l’expédition Madibenthos sont actuellement affichées à Madiana. Cette expédition s’est déroulée du 5 septembre au 11 octobre 2016 en Martinique. Sa mission était de réaliser un inventaire de la faune et de la flore sous-marine de grande ampleur sous la direction du Musée national d’Histoire naturelle.

La biodiversité marine de la Martinique est encore méconnue et l’équipe de Madibenthos s’est notamment concentrée sur des espèces telles que crustacés, mollusques, éponges et algues…

L’objectif de cette expédition était également de sensibiliser le grand public au patrimoine sous-marin martiniquais. Une mission qui se prolonge par l’affichage à Madiana de quelques espèces d’une beauté exceptionnelle…

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The initials B.B. comme Banane Bio

Les producteurs européens de la banane tentent une opération de lobbying pour que la législation concernant les produits bio soit modifiée. Actuellement, les fruits et légumes bio en provenance de pays non européens ne respectent pas obligatoirement les mêmes normes que celles exigées par l’Union européenne dans la mesure où ces produits sont « équivalents » à ceux vendus en Europe.

Prenons le cas d’une banane étiquetée bio et provenant de la République Dominicaine. Certaines plantations utilisent 33 produits phytosanitaires dont 14 sont interdits par l’Union européenne. En comparaison, les cultivateurs de banane bio dans les Antilles n’utilisent que 3 produits et ceux-ci sont évidemment autorisés. Bref, ces bananes importées « bio » ne pourraient pas bénéficier de cette étiquette si elles avaient été produites dans un pays de la communauté européenne.

Les producteurs cherchent donc à remplacer ce principe d’équivalence par celui de conformité. Dans ce cas, seules les bananes ayant été traitées avec des produits autorisés par l’Union européenne pourraient être labellisées bio.

Pour les bananes bio comme pour les autres produits, les consommateurs doivent donc rester vigilants. Leurs choix peuvent se révéler décisifs et influencer l’évolution de la règlementation pour assurer une plus grande transparence.

 

Éduquer pour protéger les coraux dans les Caraïbes

Dans le cadre de l’Initiative Internationale relative aux Récifs de Corail (ICRI), un arrêté ministériel protège désormais seize espèces de coraux en Martinique et en Guadeloupe. La mutilation, la destruction, l’enlèvement et de manière plus générale toute action pouvant avoir un impact sont maintenant interdits.

 

L’un des objectifs pour les Caraïbes est de renforcer la coopération entre États pour assurer la préservation des coraux en limitant l’impact des activités humaines : lutte contre la pollution notamment celle liée aux déchets plastiques et des navires, et contre les espèces invasives.

Cette protection nécessite le développement des aires marines protégées comme le Parc naturel marin de la Martinique et d’une plus grande concertation entre scientifiques. Elle passe également par la sensibilisation et par l’implication des populations locales d’où la mise en place d’une première aire marine éducative pour la Martinique et la Guadeloupe.

 

Invasion de poissons lion : où en est-on ?

Un mythe fondateur … le poisson-lion, originaire des récifs coralliens des régions Indo-Pacifique, se serait échappé d’un aquarium pour rejoindre l’Océan Atlantique. Espèce invasive d’une voracité légendaire, il aurait conquis la mer des Caraïbes et atteint les Petites Antilles en l’absence de prédateur naturel.

Aperçu pour la première fois en 2011, le poisson-lion menace l’équilibre fragile de la biodiversité martiniquaise. Nourriture abondante, habitat favorable, abris naturels ont permis un développement rapide de cette espèce de la côte nord Caraïbe jusqu’à Sainte-Anne dans le sud de l’île.

La lutte s’organise pour réduire l’impact du poisson-lion sur les écosystèmes. Des actions sont mises en place pour la chasse et la pêche de cette rascasse volante. Les plongeurs sous marins sont autorisés par arrêté préfectoral à utiliser un kit de capture spécifique.

Une bonne nouvelle, ce poisson est comestible mais attention à ses épines venimeuses, contenant un poison violent !

Un prédateur naturel semble de plus (ré)apparaitre dans le paysage sous-marin martiniquais. Le mérou de Nassau aurait été observé dans la baie de Fort de France. Une autre bonne nouvelle car il chasserait le poisson-lion…

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photos de Christophe B.

compere-lapin-bleu-carre l’astuce de Compère Lapin

De plus en plus de restaurants proposent régulièrement du poisson-lion au menu en Martinique. Les filets de ce poisson à la chair délicate sont exquis. Alors, bon appétit…

Des réserves naturelles sur mesure pour les espèces menacées.

Le modèle chinois a préservé les pandas par la création de réserves naturelles et la lutte contre le braconnage : un exemple à exporter.

 

La création de zones protégées est plébiscitée par les organisations non gouvernementales (ONG) chargées de la protection de la biodiversité. Aires marines protégées, réserves naturelles ou parcs nationaux évitent la destruction des écosystèmes. Toutefois, ces zones ne permettent pas d’assurer la préservation des espèces par leur simple existence. Elles doivent s’accompagner d’une gestion efficace des ressources et d’un suivi scientifique de la faune et de la flore.
Le temps presse pour trouver des solutions. Guerres, braconnage, activités humaines pèsent lourdement sur la biodiversité. D’après la liste rouge établie par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), organisation de sauvegarde de l’environnement, 23.928 espèces, animales ou végétales, sont menacées d’extinction sur 82.954 recensées.
A contrecourant de la tendance générale, la population de pandas géants adultes a progressé passant de 1.596 individus en 2003 à 1.864 en 2013. Les mesures prises par les autorités chinoises ont réussi à préserver leur habitat : création de réserves naturelles regroupant 67% des mammifères noirs et blancs, incitation pour éviter engrais chimiques et pesticides, lois draconiennes contre le braconnage. Fort de ces résultats, l’UICN a décidé de déclasser l’ursidé en espèce « en danger » et non plus menacée d’extinction sur sa liste rouge.  «Cette bonne nouvelle pour le panda géant prouve que lorsque la science, la volonté politique et l’engagement des communautés locales se réunissent, nous pouvons préserver la faune et la biodiversité », a déclaré Marco Lambertini, directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF).

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Projet de parc naturel marin en Martinique

Préfet de la Martinique

Le projet de parc naturel marin en Martinique s’inscrit dans la stratégie nationale de création et de gestion d’aires marines protégées visant à mettre en place dix parcs naturels marins dans les eaux françaises. Pour accompagner la création du parc, le Préfet de la Martinique a souhaité associer les différentes parties prenantes, collectivités territoriales, professionnels et usagers de la mer, associations de protection de l’environnement. Dans le prolongement de la concertation, une enquête publique sur le projet de parc naturel marin en Martinique se tiendra pendant un mois à compter du 2 janvier 2017 dans les 27 communes concernées par le projet de parc naturel marin.
Au cours d’une réunion de l’instance de concertation qui s’est tenue le 28 novembre 2016, les trois composantes majeures du futur parc ont été passées en revue : orientations, périmètre et conseil de gestion.
Le projet soumis à enquête tient compte des dernières propositions émises lors de la réunion de l’instance de concertation. Les habitants peuvent s’exprimer et apporter des suggestions sur le projet dans les communes enquêtées. Les commissaires enquêteurs sont à la disposition du public selon le calendrier des permanences (http://www.aires-marines.fr/…/Missions-d-etude-de-parc/Mart… )
Avant de se prononcer, le dossier d’enquête, composé d’un livret de propositions illustré et imagé, permet à chacun de mieux connaître le milieu marin martiniquais, ses enjeux et la plus value d’un parc naturel marin. La consultation porte principalement sur les trois composantes du projet de parc : périmètre, orientations de gestion et composition de son conseil de gestion.
L’ensemble du projet de parc naturel marin en Martinique est disponible dans les mairies concernées et sur le site Internet : http://www.aires-marines.fr/…/Missions-d-etude-de-parc/Mart…